Voici la suite de la construction de notre maison à Challans.
Après les fondations, il faut procéder à la réalisation des soubassements. Dans le cas qui nous intéresse, ce sont des murs en parpaings. Une partie de ceux-ci sera enterrée. De plus, cette construction se situe sur un terrain qui est plus bas que la route. En complément des recommandations de la municipalité, j’ai conseillé à mes clients de réhausser la maison afin que le plancher du rez-de chaussée soit très légèrement surrélevé par rapport à la route.
Cela permettra d’éviter une inondation si la région devait subir des conditions météo extrêmes (les catastrophes climatiques constatées un peu partout dans le pays et dans le monde nous confirme que cette précaution n’est pas inutile).
L’importance du réhaussement de cette maison ne permet pas d’employer une solution classique de remblai compacté avec le coulage de la dalle de béton par-dessus.
Il faut désormais mettre en place un plancher en béton armé qui laissera un “vide sanitaire” sous celui-ci. Tout cela a bien sûr un coût, qu’il ne faut pas oublier d’intégrer au prix de la maison: Le devis précisait que l’adaptation au sol a été prévue pour le réhaussement de l’ouvrage en fonction des dénivellations constatées sur le terrain. Ainsi mes clients ont eu la certitude qu’il n’y aurait pas de plus-value à ce sujet.
Afin de soutenir ce plancher, il faut prévoir de nombreux murs de refend (sous la maison), qui serviront d’appuis aux poutrelles qui le composent.
Dans le vide sanitaire, il ne faut pas oublier de passer toutes les canalisations qui permettront de collecter les eaux usées ainsi que tous les fourreaux nécessaires pour l’alimentation en eau, électricité et télécommunications de la maison.
Vous remarquerez que de nombreux éléments d’armatures métalliques viendront composer des poteaux de béton armé dans les murs de soubassement.
La raison de leur présence vient de la règlementation de la zone géographique où se trouve le chantier.
C’est une zone à sismicité faible (qui peut subir des tremblements de terre de faible intensité) sur laquelle toutes les constructions doivent respecter une règlementation particulière demandant des renforts de la structure afin d’éviter un affaissement de l’ouvrage, ou la chute des linteaux (le dessus des portes et des fenêtres).
Les travaux continuent avec les poutrelles en béton armé qui composent le plancher. Celles-ci sont posées sur les murs de soubassement. On remarque également la présence d’un soutien provisoire (planche de bois au milieu des poutrelles) afin de mieux les soutenir quand le béton sera coulé par dessus.
Ensuite vient la mise en place des hourdis, qui sont insérés entre les poutrelles.
Pour terminer, les maçons ont mis en place les armatures horizontales du plancher et le béton assurant la liaison de l’ensemble a été coulé sur le tout.
Voici le résultat:
La prochaine fois vous pourrez découvrir l’élévation de la structure qui va composer la maison.





