La construction d’une maison doit être structurée suivant des étapes bien précises. Je vous propose donc de découvrir celles-ci dans ce blog. Vous pourrez suivre régulièrement l’évolution d’un chantier à Challans, en Vendée.
Afin que ce sujet puisse être lu par le plus grand nombre, j’éviterai volontairement d’employer trop de termes techniques, et vais tenter de simplifier au maximum mes explications.
Avant de donner le feu vert au maçon, nous avons préalablement fait réaliser une étude de sol géotechnique. celle-ci est nécessaire, car elle permet de déterminer les qualités mécaniques du sous-sol.
Cette étude est réalisée à l’aide d’une pelle mécanique (tractopelle ou pelleteuse, selon l’importance des sondages) qui va nous révéler la nature du sous-sol. De plus, deux sondages sont effectués à l’aide d’un pénétromètre. Cela nous permet de connaître la résistance du sol des différentes couches rencontrées.
Pour cette maison, nous rencontrons donc d’abord une couche de terre végétale sableuse, d’une épaisseur qui varie de 25 à 40 cm. Ensuite, il apparaît un sol sableux et peu argileux d’une épaisseur allant de 55 à 100 cm, appelé sables lutétiens “superficiels” dont la contrainte admissible (la résistance) est de 18t/m². Plus loin nous découvrons un sol calcaire composé de blocs et cailloutis, appelé calcaires lutéciens et d’une épaisseur de 25 à 45 cm, sa contrainte admissible est de 500t/m² (le pénétromètre, lui, n’ira pas plus loin, cette valeur de résistance étant très importante). Enfin, les sables lutéciens “profonds” qui apparaissent à la portée maximum de l’appareil de sondage, soit 2.55 m de profondeur.
Cette étude nous révèle en outre qu’il n’y a pas de trace de circulation d’eau souterraine à la profondeur requise pour les fouilles: soit 60 cm maximum en dessous du niveau du sol naturel.
Attention, une étude comme celle-ci peut révéler dans certains cas un sol trop gorgé d’eau, ou présentant une contrainte admissible insuffisante pour “soutenir” le poids d’une maison. Des fondations mal adaptées peuvent entraîner de nombreux désagréments. Le plus courant étant les fissures de l’ouvrage, quand se succèdent des périodes très humides et des sècheresses, d’où l’importance de cette étude qui garantie des fondations adaptées.
C’est maintenant que le maçon intervient. Il commence d’abord par l’implantation de la maison sur le terrain, en suivant le plan de masse. Concrètement, il va positionner la maison, à l’aide piquets courament appelés des chaises.
Ensuite, la pelleteuse intervient pour creuser les fouilles, les maçons “suivent” pour la mise en place des armatures.
Les armatures des fondations sont mises en place dans le fond de fouille. On peut observer l’armature d’un poteau qui est liée afin de constituer un ensemble solidaire.
Enfin, le béton est coulé dans les fouilles.
Voici donc la première étape pour couler les fondations d’une maison.
Prochainement, vous découvrirez le montage des murs de “soubassement”.